HÁI VÂN PASS

Hai Van pass, la route entre Hue et Hoi An. Un de mes meilleurs souvenirs.

Parties à 4h du matin, première pause à 6h pour le petit déjeuner, petit bar local au milieu de rien et surtout au bord d’un lagon magnifiquement vide. L’atmosphère y était particulièrement reposante, un brouillard dense tout blanc, on pouvait deviner au loin la silhouette de petits pêcheurs sur leurs barques, un silence religieux, peut-être le moment où je me suis sentie le plus « ailleurs ». Je faisais des photos de ce joli vide, lorsqu’une femme vint avec un panier, brouiller doucement le calme plat de la surface de l’eau. Elle s’y baignait et remplissait son panier, le tout sans un bruit.

Femme dans le lagon / Woman in the lagoon.

Juste avant de repartir en voiture, le brouillard commençait à se lever, laissant apparaitre le reflet des barques sur l’eau miroir. C’était canon. Une atmosphère qui coupe le souffle, une atmosphère qui semblait éternelle, à l’abri de tout.

Reflections on the lagoon

Il est temps de reprendre la route vers Hoi An, on passera par sureté par la route du plateau et non celle du col des nuages, le brouillard épais le rendant trop dangereux ce matin là, après avoir visité un atelier de sculpteurs de marbre, on s’est arrêtés aux Marble Mountains, sous une chaleur tropicale. On a pris l’ascenseur pour monter, on a vadrouillé plus d’une heure là haut, les temples sont travaillés, c’est fou de voir autant de marbre sous différentes formes, à certains endroits le marbre au sol est glissant car poli, c’est assez touristique, nous n’avions pas envie d’y perdre trop de temps. La clim de la voiture était la bienvenue après avoir descendu les centaines de marches aléatoires sous les 40°C avoisinants.

Nous n’y sommes passés qu’en voiture, mais Danang a l’air très touristique, des complexes hôteliers de luxe sont en construction tout au long du littoral, on comprend que le tourisme apporte des emplois et du développement, mais ils négligent l’authenticité et la beauté du site, dans 10 ans Danang ressemblera à ces villes tunisiennes en cartons pâte dans lesquelles il n’y a que des hôtels.
Une fois arrivés à Hoi An, on découvre une chambre d’hôtel très mignonne, avec pas moins de 2 salles de bain, une intérieure et une extérieure ! C’est vrai que la température le permets mais les moustiques un peu moins héhé. On prends le temps de se changer, de prendre une petite douche fraîche, de recharger les batteries, de se pschitter d’anti moustiques, et nous voilà rodées pour découvrir la ville en début de soirée.

> HOI AN